Bilan Spiele Punk 2015

Les rencontres Spiele Punk pour cette année c’est fini, et…ça ne fait que commencer ! Car si on avait à cœur d’évoquer la possibilité de voir émerger des ludothèque numériques, on est reparti avec presque autant d’interrogations qu’en arrivant ! Tant mieux !

On a mélangé des ludothécaires, des templates en html, des enfants facétieux, du langage css, des informaticiens, une imprimante 3D, des dragons en plastique, des jeux print’n play sous licences libres, des bibliothécaires, du carton, des routeurs wifi, des tubes de colle, une main bionique bretonne, des ciseaux, le code de la route, l’amicale Ligérienne de la MDJT, des touchdown en armure du chaos, des clefs usb, une plastifieuse, un barbecue en papier, des etherpad par dizaine, des cafetières colorés et des sandwichs savoureux…  On a bien secoué le tout pendant une semaine et on est arrivé à ébaucher les premiers prototypes de la Ludobox.

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Première session : installation d’une PirateBox

 

Pour cette édition, nous avions le souhait de changer de format, pas de débat ni de table-ronde mais une série d’ateliers, à commencer par deux matinées et une partie de l’équipe des services de la bibliothèque de Saint-Herblain, avec comme objectif d’aborder la fabrication et l’utilisation d’une Ludobox.

Tout d’abord, il était de bon ton de revenir sur un court historique des réseaux offline. Si l’idée de repenser le principe d’une Piratebox pour l’adapter à des contenus de jeux et de jouets était « acquise », une mise en contexte plus globale sur l’échange de données offline est toujours bienvenue. Puisque en somme, nous ne faisons qu’apporter une pierre de plus à un édifice en construction permanente, et qu’imaginer des ponts entre les valeurs du libre et les objectifs moraux d’une bibliothèque ou d’une ludothèque n’est pas à priori farfelu.

Ensuite il fallait rentrer dans le vif du sujet et déballer le matériel pour présenter plus formellement le dispositif technique et dérouler les tutoriels. Pour certains, c’était le moment d’un enthousiasme débridé et pour d’autres une petite sueur d’incompréhension bien légitime.

Résultat mitigé de la première journée qui donna 50% de réussite avec une Piratebox fonctionnelle et une Bibliobox « brickée » (impossible à atteindre). Conclusion un peu attendue, il est nécessaire, par souci d’accessibilité du dispositif, de reprendre les outils d’accompagnement (tutoriel, ressources,etc..) pour clarifier certains points qui peuvent paraître obscurs à des profanes.

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Comment classer des jeux et jouets dans une ludothèque numérique ?

Ceci pris en note, nous avons attaqué la seconde matinée avec d’autres questions d’usage pratique : quels contenus pour une Ludobox ? Comment et pourquoi sélectionner, contrôler le dépôt de contenu ? Comment personnaliser sa Ludobox ? Comment classifier ? Quels types de licences dans un lieu public ? Quelles autorisations de la part des auteurs ? Où trouver du contenu libre ? Et la fameuse (mais on commence à être habitué), y a-t-il vraiment des auteurs qui proposent du contenu libre et si ils proposent du contenu gratuit sont-ils vraiment de « vrais » auteurs de jeu ?

Même si nous avons notre petite idée sur où trouver des jeux et comment donner à cet ensemble de contenu une classification, ces questions rebondirent à chacun des ateliers suivants et ne peuvent obtenir une réponse unique : suivant le lieu d’accueil d’une LudoBox, les usages seront à inventer par ses médiateurs et usagers afin qu’ils puissent ensemble se l’approprier.

Pour un format en deux matinées, nous avions bien avancé, ravis que nous étions d’avoir motivé un espace de réflexion, attendant avec impatience les échanges en supens, les conclusions à venir !

Après un grand merci à l’intérêt et la motivation de cette première « cellule » Herblinoise, nous lancions le samedi une « Print party » avec le public de la médiathèque Gao-Xingjiang : on accueille, on présente, on joue, on imprime, on fabrique sur place.

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Fabrication d’une boîte de rangement de jeu

Alors si il était plus compliqué d’expliquer aux plus jeunes comment utiliser la Ludobox, il n’a pas fallu longtemps avant de voir des groupes de plus petits se lancer sur des chantiers de fabrication de plateaux, de pions et de boite de jeux, ou d’attendre avec patience l’impression d’un dragon en plastique. Petit bataillon d’enfants savourant le plaisir des tubes de colles, des ciseaux et des cartons : du fichier numérisé jusqu’à l’objet partagé !
Je tiens ici à remercier Laurence et Philippe Gamelin de Phigalac sans qui nous n’aurions pas eu d’imprimante 3D à disposition (la notre étant tomber en rade au dernier moment, ils nous ont fait le plaisir de nous prêter leur Tobeca au pied levé).

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Boîte de jeu made in Saint-Herblain

La semaine suivante nous avons mis le cap sur l’Espace Pluriel de Indre, partenaire incontournable du Festival des Jeux de Saint-Herblain et pilier du rétro-gaming jeux vidéo de l’agglomération nantaise. Figurinistes émérites et techniciens des réseaux LAN nous ont fait un accueil chaleureux pour cette nouvelle print-party. Un format plus court pour évoquer la mise en route d’une Ludobox et sa customisation, mais une bonne journée pour imaginer quel sera la forme de la Ludobox d’Indre.

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Exemplaire de Cyvasse customisé par David après notre passage, bien joué !

On notera la boucle étrange du jeu Barbecue de Xavier Lardy, testé il a y quelques années par David, imprimé ce jour depuis la Ludobox et l’attention toute particulière donnée à leur exemplaire de Cyvasse quand nous avions le dos tourné (sans compter l’édition d’aide de jeu en français et en images, merci !).

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Ça débrick à Plate-forme C !

Pour finir, direction Plate-forme C, le Fablab de l’association PiNG qui nous avait reçu l’année précédente pour evoquer les croisements entre la fabrication numerique et les acteurs associatif du jeu.

Même principe, présentation et Print party, mais ce coup-ci peu d’enfants et plutôt un public familiarisé avec la culture de la bidouille. Pas moins d’explications à fournir, néanmoins, parce que si on évolue facilement dans les licence libres et les machines à commande numérique, on n’est pas toujours au fait de l’actualité et des problématiques du secteur du jeu de société. Tant mieux on était là pour ça, accompagné pour l’occasion de plusieurs membres de la MDJT qui avaient fait le chemin depuis Tours pour proposer leurs service et leur imagination pour penser les futurs déploiements de Ludobox. Merci à l’équipe de Ping pour l’accueil, et aux curieux pour l’intérêt qu’ils ont manifesté tant à l’égard du projet de Plateforme-C que pour l’outil Ludobox.

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« how to do (almost) anything » : main bionique, ludothèque numérique, … !

Il était temps de reprendre la route avec en tête les questions passées, les résultats sous nos yeux et les rencontres à venir. On remerciera encore et toujours la ville de Saint-Herblain pour leur soutien, toute l’équipe du Festival des jeux , Virginie Fouchard à qui on adresse une petite pensée, Pascal de Jet FM qui ouvre toujours la porte même par telephone, et aux farfadets en tout genre venus se porter cobaye pour ces expérimentations annuelles.

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3 réponses à “Bilan Spiele Punk 2015

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