Ctrl-Alt-Kids : atelier de cartographie subjective

Vendredi matin, les élèves entrent en classe. Il s’agit maintenant de partir des intuitions du groupe pour élaborer collectivement une cartographie subjective de la ville. Outillés de post-it, Catherine Lenoble et Julien Maudet amènent peu à peu chaque élève à prendre part à celle-ci.

Point de départ : « Noter un lieu qui vous paraît important sur le post-it vert et un lieu qui sera peut-être différent dans dix ans sur le rose. » Tour à tour, chaque élève dépose sur la carte les post-it où sont inscrits les noms des deux lieux retenus.

carto2

Parmi les lieux importants cités, retenons : l’aéroport – car « si on ne voyage pas, on est nul » -, la médiathèque – où « il n’y a personne pour nous gronder et où il est possible de lire tranquillement » -, la place devant la médiathèque – où l’« on peut jouer au foot » -, le cinéma Tati, la mairie – parce qu’« elle ne peut pas disparaître » -, le collège Descartes, l’hôpital du Vert Galand – car « il faut toujours pouvoir soigner les gens » -, la piscine, le gymnase Guimier, le stade, le Carrefour Market, le MacDo, le Grec – « la nourriture, c’est important !… » – la boulangerie à côté de la piscine.

Et parmi ceux en mutation : la gare RER et les trains, le magasin Renault – car « les voitures pourront voler » -, la médiathèque – parce qu’« on lira les livres chez soi » et qu’« on y trouvera des tablettes et des jeux vidéos » -, le cinéma Tati – car « on participera plus aux films, on sera immergé dans l’histoire » -, la Poste – où « le courrier ira plus vite » -, le collège Descartes, devant le 11 Farge, le parc urbain, le ludoparc, le tennis, le palais des sports – car « il y aura plein d’autres lieux pour faire du sport » -, le Carrefour Market, le KFC – parce que « la nourriture aura changé ».

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Certaines zones de la carte restent vides. « On ne peut pas aller à pieds dans ces quartiers ! » « On imagine que le Vieux Pays, c’est vieux. Alors, on peut imaginer qu’il n’y a pas d’enfants. » « Au Vieux Pays, il y a des barbes à papa alors qu’à Tremblay il n’y a rien. » « Au Cottages, les maisons sont en ruine. Personne ne veut y aller. » Et « au Bois-Saint-Denis, il n’y a que des habitations ».

Petit à petit, une cartographie subjective a pris forme, ouvrant la voie aux projections fictionnelles et à la rencontre avec les lieux sur le territoire lui-même.

Article publié sur le blog Utoplan

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